Dans sa stratégie de lutte contre l’insécurité alimentaire, le Gouvernement veut appuyer les filières prioritaires parmi lesquelles la filière semencière occupe une place prépondérante. En effet, l’accès limité des agriculteurs familiaux aux semences de bonne qualité est considéré comme l’un des obstacles majeurs à l’intensification durable de la production agricole haïtienne.

Les semences de qualité ont été identifiées comme l’un des intrants permettant d’intensifier la production agricole. Mais le secteur semencier en Haïti est encore peu structuré et organisé, peu performant et ne répond pas à la demande. Les modèles techniques, institutionnels et économiques de la filière sont à la base de cette défaillance.

À cet effet, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), ont tenu récemment un atelier de réflexion sur la stratégie de renforcement du sous-secteur semencier en Haïti. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en place du projet « Appui à la relance du sous-secteur semencier en Haïti », financé par le Programme de Transfert de Technologies aux petits Agriculteurs (PTTA) exécuté par le MARNDR avec un financement de la Banque Interaméricaine de Développement (BID).

Le projet se propose de rallier tous les acteurs concernés par la problématique des semences autour d’une vision partagée en vue du développement du secteur en définissant les rôles et responsabilités des acteurs clés et en établissant les instruments juridiques et les mécanismes de coordination et de contrôle nécessaires.

Ce projet, d’une durée de 18 mois (mai 2015 à octobre 2016), a pour objectif global de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire de la population haïtienne en favorisant l’augmentation de la production et de la productivité agricoles. Plus spécifiquement, il entend appuyer le développement de la filière semencière afin que les semences de qualité puissent jouer un rôle clé dans l’intensification durable de la production agricole à travers des modèles de production adaptés. L’exécution du projet sera basée sur une approche participative afin de parvenir à une validation consensuelle des documents de politique et réglementation semencière par les principaux acteurs du secteur semencier à travers des réunions de concertation, des forums et des ateliers.

Au terme du projet, la FAO et le MARNDR souhaitent, entre autres, arriver à la formulation d’une politique nationale assortie d’un plan pour le développement du sous-secteur semencier et la définition d’un cadre juridique et réglementaire régissant les activités liées à la production, la commercialisation, le contrôle de qualité et la certification des semences et plants. Il renforcera la capacité technique nationale de contrôle et de certification des semences.

Source: HaïtiLibre

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