Ce mercredi 18 mai, la ville de l’Arcahaie accueille la célébration du 213e anniversaire de la création du drapeau haïtien, en présence du Chef de l’État provisoire, Jocelerme Privert, accompagné du Premier Ministre Enex Jean-Charles, des ministres, Secrétaires d’État, Directeurs généraux, membres du corps diplomatique, Président des deux chambres, ainsi que diverses personnalité de la vie nationale.

Après l’hymne présidentiel, la levée du drapeau, l’hymne national chanté par James Germain, les dépôts de gerbes de fleurs au pied de la statue de Jean-Jacques Dessalines et sur la Place Catherine Flon, la cérémonie religieuse à l’Église St-Pierre de l’Archaie, le Président a.i. Jocelerme Privert a délivré son discours sur le stand officiel.

Extraits du discours du Président a.i. Jocelerme Privert :
« […]

il s’agit d’un moment où le Chef de l’État en tant que garant de la bonne marche de la République commune se doit d’apporter la parole réconfortante, la parole vivifiante pour alimenter l’âme nationale tout en exhortant les filles et les fils du pays à se hisser à la hauteur de ce passé glorieux.

[…] je voudrais inscrire mon intervention au-delà de la transition. J’implore de tous mes vœux que ce 18 mai 2016 marque le début d’une marche effective vers une vraie réappropriation des valeurs patriotiques et Républicaine.

[…]

Nous devons aujourd’hui poser à cette génération certaine questions : Haïti, Haïti mon pays, votre pays, notre pays est t-il à sa place aujourd’hui 213 ans après la création de ce bicolore nationale ? Avons nous fait tout ce qu’il fallait pour suivre l’idéale Dessalinien ? Allons-nous continuer sur cette pente dangereuse de la division et des querelles, sans montrer notre capacité à construire un projet Nation, fondateur de talent, de bonnes volonté et des énergies dont nous disposons ? Pendant combien de temps encore nous allons laisser nous catégoriser comme l’un des pays le plus pauvre au monde, comme le seul pays le moins avancé de l’Amérique ? Pendant encore combien d’années allons nous continuer à nous retrouver parmi les 10 États les plus corrompus au monde ? Pendant combien de temps encore Haït va avoir un niveau de croissance économique inférieur au niveau de croissance de sa population, ce qui signifie une paupérisation absolue de nos citoyens et de nos concitoyennes ?

L’heure a sonné pour dire non et apporter la réponse à ces importantes questions.

[…]

notre Nation en ce 213e anniversaire de notre bicolore fait face à de nombreuses menaces et l’université elle-même n’est pas épargnée, elle affronte la plus grande crise de son histoire […]

[…]

Nous ne pouvons pas continuer les “Chire Pit” encore, qui renvoi chaque jour un peu plus loin les efforts fait pour voir sortir le pays de la misère, pour sortir de la faim, du sous-développement, de l’insécurité et le chômage.

C’est vrai que je suis là pour un court temps mais je considère ma mission à la tête de l’État comme une opportunité que le pays a pour une fois pour toute nous en finissions avec les crises et l’instabilité politique.

Rappelez vous que depuis novembre 2015 pour arriver à février 2016 beaucoup de candidats étaient fâché, le peuple était dans la rue, les pneus brulaient ici et là, il y avait de la violence partout, ce qui a été la cause que plusieurs membres du CEP ont démissionné et les élections ont été obligé d’être reporté.

[…]

le 5 février nous avons signé un accord pour éviter au pays de tomber dans un vide institutionnelle, pour éviter une crise plus grave, c’est comme cela dans l’esprit de l’accord du 5 février j’ai rencontré tout les acteurs politique […] et nous avons monté un gouvernement de consensus avec un CEP tout neuf […] et tous les acteurs que nous avons rencontré nous ont dit que pour retourner dans les élections, nous devons créer une Commission de vérification. Ce qu’avec beaucoup de courage, beaucoup de détermination, avec force, nous sommes arriver à faire comprendre à tous nos partenaires, tous les acteurs qu’il ne peut pas y avoir d’élections dans le pays, si cette Commission de vérification ne fait pas la lumière sur ce qui s’est passé le 25 octobre.

Nous disons qu’il ne peut pas y avoir de stabilité politique dans le pays s’il n’y a pas d’élections honnêtes, crédibles, transparentes et démocratiques qui soient réalisées.

C’est ce qui fait qu’aujourd’hui il y a 9 compatriotes qui malgré les menaces, les risques ont accepté de venir présider un nouveau CEP.

Nous donnons un gros coup de chapeaux aux 5 compatriotes intègre qui ont accepté de venir travailler pour faire la lumière au sein de la Commission de Vérification.

[…]

Peuple haïtien je vous demande de comprendre ce qui se passe, lorsqu’une personne assit chez elle demande à une autre de prendre les armes pour attaquer un commissariat et tuer des policiers, cela n’a pas d’autres noms : ce sont des bandits, criminelles, trafiquants…

Nous croyons en la démocratie, en la loi, dans le respect des droits humains, mais nous ne tolérerons aucun anarchiste, assassin, bandit, trafiquant, criminel […] la police à l’ordre de traquer tous ces bandits et criminels pour les traduire devant la justice.

Criminels, que ce soit ceux qui ont prit les armes, tué des policiers, volé l’argent de l’État, qui ne font pas leur travail que l’État leur a confié, ils ont a remettre l’argent qu’ils ont prit dans les mains de l’État.

Des élections honnêtes, crédibles et la participation de la population c’est la seule garantie de Paix et de stabilité dans le pays d’Haïti.

[…]

Nous disons au CEP, le peuple attend votre calendrier électoral. Nous demandons à la Commission de vérification qui a un mois pour faire son travail, le peuple attend les résultats du travail, pour que le processus électoral puisse être relancé ; pour que dans un court délai, nous ayons un Président élu et installé, que la Chambre des députés et le Sénat soient complétés ; pour que les maires soient installés, pour que le pays en finisse avec la crise.

[…]

nous devons être honnête avec nous […] mon mandat, dans ce court mandat, c’est d’organiser des élections, de bonnes élections, honnêtes, transparentes et démocratiques pour conduire le pays sur la route de la stabilité et le développement. Quel que soit les difficultés que je rencontre, je n’oublie jamais mes responsabilités […]

[…]

La devise qui est inscrite l’union fait la Force est la clé de notre réussite, en tant que peuple pour s’unir il faut que la confiance s’établisse et pour avoir confiance, nous devons nous parler et chercher ensemble les solutions à nos problèmes. C’est dans cette perspective que pendant que nous avançons ensemble à la finalisation du processus électorale et pour répondre aux vœux d’une tranche importante de la communauté nationale, j’ai mandaté mes collaborateurs immédiats pour lancé dès cette semaine le dialogue national […] pour discuter des vraies questions qui rongent l’ensemble de la population pendant que le CEP avance sur le calendrier électoral […]

Chers compatriotes je m’engage encore une fois solennellement à mettre toute mon énergie et mes compétences de plus de 37 ans dans l’administration publique de mon pays, pour que notre pays sorte plus fort et plus unis de cette crise.

Je m’engage à faire tout ce qui est possible pour que nous ayons un Président élu le plus tôt possible cette année […]

Que l’esprit de nos ancêtres qui nous ont légué cette Patrie nous guide […] »

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