Dans une note conjointe, 13 Organisations haïtiennes de la Société Civile, de promotion et de défense des droits humains constatent l’échec de l’administration Privert/Jean-Charles dans l’application de l’accord et l’incapacité de la classe politique traditionnelle haïtienne à solutionner la crise structurelle et conjoncturelle que connait le pays.

Elles constatent que le mandat de 120 jours qui a été octroyé à l’exécutif provisoire arrivé à terme le 14 juin 2016, « n’a pas permis l’achèvement du processus électoral entamé en 2015 conformément au prescrit de l’accord du 5 février dernier ». De plus ces Organisations soulignent que durant les 120 jours le Président provisoire « n’a fait aucun effort concret pour que le pays retrouve la voie constitutionnelle ni pour améliorer les conditions de vie de la population ».

Ces organisations haïtiennes regrettent également que le Parlement haïtien ne soit pas arrivée à assumer les prérogatives constitutionnelles qui lui sont conférées durant les 4 mois de la présidence provisoire de Jocelerme Privert. De plus elles déplorent que le Sénat n’a pas pu élire de Président de la haute Chambre pour diriger son Assemblée et aussi que la Chambre des Députés, n’a pas su tenir régulièrement des séances.

Concluant « Ainsi, il s’avère indispensable que les acteurs politiques et sociaux trouvent un compromis politique pour la mise en place d’un exécutif capable de conduire le pays sur la voie constitutionnelle et de la stabilité politique […] les signataires de la présente encouragent les acteurs politiques, la société civile organisée à s’asseoir autour d’une table en vue de trouver un consensus viable pour des solutions haïtiennes aux problèmes d’ordres politiques, sociaux, économiques et environnementaux qui nous menacent tous et toutes ».

SIgnataires de cette note :
Fondation du Groupe Alternatif de Justice (FGAJ) ; Institut Mobile d’Education Démocralique (lMED) ; Coalition Haïtienne des Femmes Leaders (COHFEL) ; Solidarité Haïtienne de Défense des Droits Humains (SOHDDH) ; Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR) ; Collectif Défenseurs Plus ; Observatoire Haïtienne de la Justice (OHJ) ; Défenseurs sans Frontières des Droits Humains (DESAFRODH) ; Réseau Observateur National pour la Démocratie et les Droits Humains (RONDDH) ; Fondation Zanmi Timoun ; Collectif des Haïtiens pour la Lutte Contre la Pauvreté (COHLUTP) ; Collectif des Organisations pour la Défense des Droits des Migrants et rapatriés (CODDEMIR) et Combite pour la Paix et le Développement (CPD).

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