ors de la première réunion du Conseil Économique Binational Quisqueya (CEBQ) entre les leaders du secteur pour le Développement de la Frontière d’Haïti et de la République Dominicaine, la Commission Technique de gestion des Frontières (CTF) d’Haïti et la contrepartie dominicaine la « Direccion General de Desarrollo Fronterizo » (DGDF) ont convenu, à l’issue de la réunion de collaborer étroitement par des efforts consistants, pour adresser des questions qui concernent les deux pays, particulièrement sur 13 thèmes retenus comme étant prioritaires pour la stabilité et la croissance économique des deux pays à savoir entre autres : la contrebande, le commerce et l’investissement, les plans régionaux de développement, spécialement dans les axes officiels de passage sur la frontière terrestre, la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, les menaces communes, les infrastructures administratives et douanières, l’interconnexion des réseaux routiers.

L’interaction entre les deux institutions a pour objectif d’harmoniser leurs plans de développement stratégiques et de créer des synergies aux niveaux de la politique publique et des opérations sur le terrain. Ils ont convenu d’œuvrer à mettre en place la capacité administrative appropriée pour améliorer les conditions de vie des habitants des communautés établies sur la frange frontalière « la CEBQ fournira une opportunité pour discuter des questions comme l’identification, la planification et la facilitation des investissements privés comme moyen de créer des opportunités de travail des deux côtés de la frontière », a précisé Marc Antoine Acra, Chairman du CEBQ-Haiti.

Les deux parties sont d’accord que de tels investissements publics et privés seront conformes aux plans de développement adoptés par les deux gouvernements en tenant aussi tenant compte des normes environnementales, des menaces communes…

Miguel Bejaran, Directeur General du DGDF, a indiqué que « le développement des quatre zones de Ouanaminthe/Dajabon, Belladère/Elias Pina, Malpasse/Jimani, et Anse-à Pitres/Pedernales, les points de grandes activités économique et commerciales entre les deux nations, peut être obtenu à travers la création de parcs industriels et d’autres partenariats économiques qui peuvent créer des emplois à partir des avantages comparatifs de chaque pays afin d’attirer des investissements privés avec le support des gouvernements et des partenaires internationaux. »

« Les secteurs privés haïtiens et dominicains ont beaucoup à gagner des bonnes relations binationales. Cependant, il faut établir des règles claires et s’engager dans la transparence et l’équité. Une administration douanière plus efficiente et transparente et le contrôle des frontières permettra d’harmoniser le flux commercial, » a ajouté Marc Antoine Acra.

En savoir plus sur le Conseil Economique Binational Quisqueya :
Cette entité a été formée par un comité de chefs d’entreprises des secteurs privés haïtiens et dominicains afin de créer un développement durable dans la région frontalière entre les deux pays, à partir de 4 zones. Cette entité travaille avec le secteur privé et des agences gouvernementales des deux pays ainsi qu’avec des membres de la communauté internationale, afin de parvenir à la création de partenariats public-privés.

Source: HaïtiLibre

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