Indésirable à l’AS Saint-Etienne, Anthony Mounier a dû mettre fin prématurément à son prêt chez les Verts pour retourner en Serie A à l’Atalanta Bergame.

Quatre jours. C’est la période durant laquelle Anthony Mounier aura été stéphanois. Persona non grata auprès du peuple vert, l’ancien Lyonnais n’a eu d’autres choix que de rebrousser chemin et retourner en Italie. Après un an et demi passés à Bologne, il a rejoint l’Atalanta Bergame, l’actuel sixième au classement de la Serie A.

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Interrogé par l’Équipe, Mounier est revenu sur cette folle semaine qui l’a vu signer chez les Verts avant de devoir partir sous la pression des supporters. Certains fans de Saint-Étienne lui ont en effet reproché d’avoir été formé à l’Olympique Lyonnais et d’avoir insulté le club stéphanois il y a quelques années alors qu’il portait le maillot de l’OGC Nice. Pourtant, Mounier ne s’attendait pas à un tel accueil.

“Je ne me rappelais même plus de cette vidéo ! J’avais vingt-deux ans, je jouais à Nice en plus. C’était une joie après un but (“Je baise les Verts”), après quatre-vingt-dix minutes d’efforts. À l’époque, on était mal au classement. J’avais simplement exulté avec l’adrénaline. Après, il y a des interviews qui m’ont été reprochées, notamment celle de ma non-venue à Saint-Étienne (été 2015. J’étais prêt à m’expliquer sur tous ces épisodes. Quand je suis descendu de l’avion, en arrivant à Saint-Étienne, j’ai effectivement commencé à recevoir plein de photos. C’était les banderoles. Je me suis dit que ça allait être chaud. Mais la direction pensait pouvoir gérer ça”, a expliqué le joueur de 29 ans.

Alors qu’il a tout d’abord voulu rencontrer les supporters de l’ASSE, Mounier a très vite compris que les deux parties ne pourraient pas s’entendre.

“Je ne suis même pas resté vingt-quatre heures à Saint-Étienne finalement. Je suis arrivé le jeudi soir, j’ai passé la visite médicale le lendemain matin, j’ai fait la conférence de presse et j’ai rejoint le groupe à Toulouse. J’ai commencé à réaliser ensuite quand on m’a rapporté le déferlement de haine sur les réseaux sociaux. Je n’ai pas reçu personnellement de menaces de mort, mais des phrases m’ont été rapportées. Un mec a dit au président qu’il était marié, avec enfants, mais que ça ne lui poserait pas de souci, s’il me croisait, de me démonter et qu’il était prêt à faire cinq ou six mois de prison, pas de problème ! C’est vraiment allé loin. J’avais demandé au président de les rencontrer pour essayer d’apaiser les choses. Parce qu’ils me reprochaient mes déclarations, pas le fait d’avoir été formé à Lyon, je crois d’ailleurs que j’aurais été le quarante-deuxième joueur de l’histoire à avoir joué dans les deux clubs”, a conclu Mounier.

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