Zoom sur le défenseur portugais du Real Madrid Pepe, une référence mondiale indéboulonnable à son poste.

Les années passent, mais il est toujours là, solide comme un roc qui résisterait à des vagues de concurrents. Varane s’y est déjà cassé les dents. Car Pepe, c’est du solide. Inamovible, imputrescible, l’échalas portugais originaire du Brésil jure avec l’effectif et surtout, son concurrent direct.

Monsieur propre pour Varane. Quel surnom pour Pepe ?

Si le surnom de Varane au Real Madrid est “Monsieur propre”, on n’hésiterait pas à traiter Pepe de “Monsieur sale”, non pas pour son hygiène corporelle bien sûr, mais pour les coups bas qu’il affectionne. Ce ne sont pas les joueurs de Getafe, bastonnés à coups de poing et de pied lors d’un “derbito” en 2009, qui diront le contraire. Leo Messi, dont la main avait été aplatie par le large pied du défenseur pendant un Clasico, ne va non plus contester cette thèse. Pepe, c’est un peu l’équivalent du “dirty boxing” dans le football. Mais pas que. Loin s’en faut.

Transféré au Real Madrid pour 30 millions d’euros en 2007 depuis le FC Porto sous l’impulsion de Predrag Mijatovic, directeur sportif très contesté de l’ère Calderon, Pepe avait subi moult railleries concernant son prix, ou son nom et surtout son manque patent de notoriété dans une équipe habituée aux stars. Plusieurs socios avaient réclamé à grands coups de fax le vrai prix que le Real avait déboursé. C’est dire l’incrédulité des supporters à l’époque pour un transfert si onéreux d’un inconnu. Mais un Clasico disputé au Camp Nou en 2008 a fait apparaitre la vraie valeur d’un diamant forcément brut.

Doté d’un gros volume de jeu, très bon dans les duels, agressif, concentré et sachant très bien utiliser le haut de son corps, Pepe est la fiabilité même, contrairement à un Varane parfois inspiré, parfois peu réactif et impliqué dans pas mal de buts cette saison. Titulaire uniquement quand Pepe est blessé (2 mois la saison passée, 3 mois cette saison) celui que d’aucuns considèrent comme l’un des meilleurs joueurs français a beaucoup à apprendre de son rugueux et intimidant aîné (qui pêche parfois niveau relances, malgré son background de milieu de terrain, ayant parfois évolué à ce poste en sélection), lequel forme avec Sergio Ramos la meilleure charnière au monde actuellement.

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