L’attaquant de Manchester United est en passe de remporter son pari en devenant un joueur majeur de la PL cette saison. Les autres n’ont qu’à bien se tenir !

35 ans et deuxième meilleur buteur de Premier League. Zlatan Ibrahimovic défie toutes les statistiques et les lois de la nature. Tel un bon vin qui se bonifie avec le temps, l’âge ne semble avoir aucune prise sur lui. Comme si son but ultime était de prouver à tous qu’il est bel et bien un surhomme ou encore Dieu comme il aime s’appeler. Après avoir quitté la Ligue 1 en signant certainement la saison la plus aboutie de sa carrière d’un point de vue personnel (50 buts en 51 matches), Zlatan a pris la direction de l’Angleterre avec un seul objectif : réussir.

Crazy for you – La Premier League est folle, folle, folle

“Je suis venu en Premier League et personne ne pensait que ça marcherait mais comme toujours, je leur ai fait se bouffer les c…. Cela m’a donné beaucoup d’énergie, croyez-moi, parce qu’ils sont payés pour raconter de la m… alors que moi je suis payé pour jouer avec mes pieds”, déclarait-il il y a quelques jours. Son narcissisme est à toute épreuve mais derrière cette image avec laquelle il adore jouer, se cache un travailleur acharné, désireux de viser toujours plus haut et de repousser ses limites.

Si certains préfèrent s’envoler pour la Chine, ou autres destinations lucratives, afin d’amorcer une retraite dorée, Ibrahimovic, lui, est un homme de défi. Il n’a pas froid aux yeux. Sa confiance inébranlable et son ego surdimensionné lui permettent, bien souvent, de réussir ce qu’il s’est mis en tête d’entreprendre. “J’ai déjà, après trois mois, conquis l’Angleterre”, affirme ainsi le Z. Et l’attaquant suédois n’a pas tort, il est bel et bien en train de devenir le KING de la Premier League.

Malgré un passage à vide et une disette de six matches sans marquer, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2007, Ibrahimovic est revenu plus en forme que jamais. À ceux qui s’inquiétaient et – ou – le critiquaient, l’attaquant a choisi de répondre sur le terrain. Match après match, il pulvérise aujourd’hui tous les filets adverses. Il est d’ailleurs impliqué dans huit buts en championnat au mois de décembre (cinq buts et trois passes décisives). Aucun autre joueur n’a fait mieux en Europe. C’est presque logiquement qu’il a été élu joueur du mois en Premier League par la PFA.

Depuis son départ de Malmö, l’attaquant a marqué 299 buts en 463 matches de championnat

Malgré son coup de moins bien, il a rattrapé tout le monde et squatte aujourd’hui la deuxième place du classement des meilleurs buteurs de PL (13 réalisations) avec un seul petit but de retard sur le leader Diego Costa. Le championnat anglais est réputé pour être particulièrement physique et le Suédois en fait son atout. Véritable guerrier, son impact physique crée de nombreux problèmes à ses adversaires et il s’inscrit peu à peu comme le patron naturel d’un collectif en demande. Zlatan enchaîne d’ailleurs les statistiques flatteuses. Il a marqué 13 buts lors de ses 19 premiers matches en championnat, soit le même nombre que Dwight Yorke et Robin van Persie. Le seul à avoir fait mieux pour les Reds Devils est Ruud van Nistelrooy (15).

Manchester United a été bien inspiré en le recrutant gratuitement à la fin de son contrat avec le PSG. Zlatan Ibrahimovic(18) comptabilise déjà plus de buts, toutes compétitions confondues, que le meilleur buteur de la saison passée – Anthony Martial (17) – acheté une petite fortune à Monaco. Grâce à son serial buteur et à une dynamique positive retrouvée, le club mancunien se surprend même à rêver des sommets de la Premier League. Après un gros passage à vide, où Jose Mourinho, Pogba et consorts en ont pris pour leur grade, MU a en effet récupéré des couleurs et engrange les succès. Le coach Portugais reste sur six victoires consécutives alors qu’il en avait glané seulement deux lors des onze matches précédents.

Ajax, PSG, Bayern et les équipes-type composées de joueurs issus des centres de formation

N’en déplaise à certains, non, Zlatan Ibrahimovic n’est pas encore cramé. Non, la Premier League n’est pas trop intense pour lui. Et non, cette saison n’est pas celle de trop. Lorsque son équipe joue bien, l’attaquant prouve qu’il peut être toujours aussi précis et efficace comme l’explique parfaitement Thierry Henry. : “Il est désormais dans la catégorie de joueurs qui ont besoin que l’équipe soit bonne pour être performant. Il est dans une ligue différente, mais si vous lui donnez la balle dans la surface, alors il va marquer des buts”. Moins technique, il a simplifié son jeu ces dernières années pour l’adapter à son âge et rester le serial buteur qu’il aspire à être.

Ibra ne laisse pas indifférent. Critiqué ou encensé, adoré ou détesté, il n’y a pas de place pour la demi-mesure. Un peu à l’image du personnage. Souvent pointé du doigt pour sa transparence dans les matches importants, marquer 50 buts en une saison a le mérite d’être souligné. Surtout à un âge où les attaquants ont pour habitude de squatter les bancs de touche lorsqu’ils ont la chance d’être encore sur la feuille de match. Sauf que le talent du Suédois sera éternellement remis en question. Il en tire certainement sa force. Comme un symbole, c’est lui qui a marqué le le 25 000e but dans l’histoire de la Premier League et le buteur en a encore sous les crampons. Diego Costa, Sergio Aguëro ou encore Alexis Sanchez n’ont qu’a bien se tenir. Même en Angleterre, le roi, c’est toujours Ibra !

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