En grande difficulté contre le Cameroun puis la Roumanie, Patrice Evra peine à être aussi bon sur la pelouse que devant les micros. Une réaction est attendue.

Il est de ces joueurs qui ne laissent personne indifférent, et ce n’est certainement pas pour lui déplaire. À 35 ans, Patrice Evra a l’occasion de garnir son palmarès d’un grand tournoi international. Son rôle est multiple dans le groupe de Didier Deschamps, mais le défenseur de la Juve devra aussi convaincre sur le terrain.

À un poste où la concurrence est plus importante que sur le flanc droit, Evra a eu le mérite de garder son costume de titulaire. La jeune génération (Digne, Kurzawa) ou d’autres concurrents plus chevronnés (Mathieu, Trémoulinas – tous deux blessés pour cet Euro) ne sont pas parvenus à le déloger. Conforté par le poids des années et ce statut d’inamovible, l’ancien Mancunien se complaît dans un rôle de grand frère qui sied à sa personnalité.

Il faut dire qu’Evra est un homme de verve. Depuis quelques temps, ce n’est plus pour justifier son cas personnel qu’il est appelé à la barre, mais pour affronter les tempêtes, casser la routine, avertir les maux d’une équipe avec ses propres mots. Et avec assurance, toujours. Puis un sourire, parfois. Il est ce qu’on appelle un bon client mais il y a tout de même quelque chose d’assez déconcertant là-dedans.

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