Suite à l’attentat de San Bernardino qui a fait 14 morts aux Etats-Unis, le président Barack Obama a appelé les entreprises de la high-tech à tout mettre en œuvre pour lutter contre le terrorisme sur le Web. Un pari loin d’être gagné… « Je vais demander aux dirigeants des entreprises de la high-tech ainsi qu’aux forces de police à rendre l’utilisation de la technologie plus complexe quand il s’agit d’échapper à la Justice ». C’est ce qu’a expliqué Barack Obama à la télévision.

Le président des Etats-Unis a réagi au lendemain de l’attaque terroriste revendiquée par Daesh, qui a fait 14 morts à San Bernardino, en Californie. Ce tragique événement a remis sur la scène politique les débats sur la surveillance électronique ; paradoxal, au moment où la NSA vient d’abandonner son système pour les écoutes téléphoniques.

La Maison Blanche souhaite donc que les entreprises technologiques restreignent la diffusion de messages violents et/ou propagandistes sur les réseaux sociaux. Une réunion aura d’ailleurs lieu ces prochains jours pour évoquer le sujet. Pour mémoire, nous vous expliquions comment sont gérés ces contenus en France sur les réseaux sociaux.

Le chiffrement (encore) au centre des débats

Mais le président souhaiterait aller encore plus loin et évoque la question du chiffrement, pour que le gouvernement accède plus facilement aux communications électroniques. Une idée pas très originale, contre laquelle les géants du Web s’étaient déjà opposés, au prétexte de protéger « l’intégrité d’Internet ». La question a été soulevée en France récemment. Si Axelle Lemaire et Guillaume Poupard (ANSSI) sont résolument contre l’interdiction du chiffrement, il n’en est pas de même pour le procureur de Paris François Molins.

Aux Etats-Unis, le débat autour du rôle des réseaux sociaux prend de l’ampleur alors que la course pour la présidence a déjà débuté. « Nous aurons besoin de l’aide de Facebook, YouTube et Twitter », a par exemple déclaré Hillary Clinton, en lice pour briguer un mandat à la Maison Blanche. En France, rappelons que récemment Xavier Bertrand notamment a appelé Google et les géants du Web à se mobiliser pour lutter contre le terrorisme. Il demande aussi que la Hadopi change ses missions « pour traquer les sites et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui se servent de Google et des réseaux sociaux pour véhiculer le terrorisme ».

Source linformaticien.com / par Emilien Ercolani

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